Bols Peter Hess Une onde sinusoïdale a une forme simple, sans harmoniques. Ce son pur n’existe pratiquement pas dans la nature. Il est désagréable, peu naturel et strident pour la plupart des êtres humains. Certains d’entre nous en ont peut-être fait l’expérience : on s’endormait devant la télévision et le sifflement du signal télé nous réveillait quand la dernière émission était terminée.

Ce que nous décrivons d’ordinaire comme un son n’est en fait rien de plus qu’une action conjuguée de plusieurs ondes sinusoïdales. Un son est composé d’une fondamentale (vibration fondamentale, vibration la plus grave) et de différents sons partiels (harmoniques).

Dans un son harmonique, les harmoniques sont des multiples entiers de la fondamentale et vibrent donc deux, trois, quatre (etc.) fois plus vite que la fondamentale.

Si le rapport entre la fondamentale et les harmoniques est par contre chaotique, on parlera alors de son inharmonique. Le résultat d’ondes sonores désordonnées dont les fréquences et l’intensité ne présentent aucune relation entre elles est quant à lui qualifié de bruit.

Les bruits de la nature, comme par exemple le murmure de l’eau, le bruissement des feuilles au contact du vent ou le murmure du vent, sont, en règle générale, une combinaison de sons inharmoniques et de sons harmoniques très souvent perçue par l’oreille comme quelque chose d’agréable. En revanche, les bruits mécaniques tels que le vrombissement d’un générateur ou le ronronnement d’un réfrigérateur sont plutôt perçus comme un bruit désagréable.